Le kibboutz urbain 1987

Le kibboutz urbain, depuis 1987

(Cliquer sur le lien en bleu pour accéder au contenu explicatif) 

Vidéo: Le kibboutz urbain de Saint Jean d’Acre

Un nouveau mouvement est né, depuis 1987: celui des kibboutz urbains.

Le kibboutz urbain est un mode de vie qui ne cesse de se développer en Israël. Il en existe aujourd’hui plus de 220.

Ces kibboutz s’installent en ville, dans un souci de proximité avec les cités environnantes de développement et leurs problèmes (promiscuité, pauvreté, délinquance etc.).

Une attention particulière également y est donnée aux aspirations de chacun de ses membres, tant au plan de la formation que de l’investissement professionnel et extra-professionnel. Le kibboutz urbain se donne comme objectif premier l’épanouissement de l’individu.

« Il propose de transformer les mentalités dans le sens de l’entraide, du partage et de la solidarité (…) Pour ce, il s’investit dans un souci de justice et de partage de culture, de toute obédience, qu’elle soit profane, traditionaliste ou religieuse. » Claude Berger

En 2005, on dénombrait quatre kibboutz urbains en Israël; on en compte  plus de 200 aujourd’hui. Le mouvement inspire aux Etats-Unis, à New York, à San Francisco, en France.

« Concrètement, l’idée à priori est simple. Un groupe de personnes motivées mettent en commun une partie ou la totalité de leurs moyens et leurs revenus. Ils en répartissent ensuite l’usufruit selon les besoins de chacun, comme dans le kibboutz classique, mais à la différence près, qu’ils en sortent et qu’ils vont s’implanter dans un quartier socialement sensible. Ils y créent une association d’entraide et d’assistance pour la population locale qui était très éloignée avant leur arrivée du mode de vie kibboutzique.

Au sein du petit groupe fondateur(…) se mêlent et s’investissent des laïcs et des pratiquants, à l’esprit ouvert, tous unis dans le but de développer l’entraide et les mises en commun, d’élever le niveau scolaire, professionnel, cultuel et culturel, le niveau associatif de la population.

Peu à peu, les valeurs de l’être ensemble apparaissent bien plus attractives et bien plus riches que les valeurs de l’avoir individuel, de la bataille solitaire du chacun pour soi pour survivre. Elles apparaissent également de bien meilleures sources de vie que le recours aux traditionnels services de l’assistance sociale de l’Etat providence, pour les exclus et les démunis. » Claude Berger

Le kibboutz urbain est une possibilité de vie nouvelle, riche d’avenir et de justice sociale, à investir par ceux à qui elle peut convenir et qui pensent la promotion de ses valeurs pertinente.

Le kibboutz urbain comme le kibboutz classique ne sont pas une doctrine, une révélation, une solution révolutionnaire aux problématiques du monde. Ils sont une possibilité, un espace créatif à investir et ré-inventer par chaque groupe de haverim, désireux d’une vie plus juste et heureuse.

Les commentaires sont clos.