Accueil interculturel

L’accueil interculturel au Kibboutz de Paris est un un choix défendu par l’association, à plusieurs égards.

Le fait que le kibboutz soit né de la culture juive et se révèle fructueux au plan social et culturel en Israël, invite à sortir des clichés issus entre autres de la désinformation actuelle. Cette désinformation qui perdure, en ce qui concerne l’Etat d’Israël, braque trop de Juifs et non Juifs dans leur appréhension d’Israël et les amène à ne plus avoir accès à ses originalités, innovationset à son éthique en acte.

Kibboutz Mishol postcast.

L’Etat d’Israël, à l’instar de tous les états démocratiques, n’est pas un Etat parfait, irréprochable en tous points. Ceci étant, penser que l’Etat d’Israël constitue un paradigme de pratiques généralisées conquérantes et racistes, sinon d’apartheid, est une idée fausse et calomnieuse. Le kibboutz, et plus particulièrement le kibboutz urbain, fait preuve d’une réalité israélienne autre, soucieuse de mixité socio-culturelle, du respect des minoritésde justice sociale et d’universalisme (même si cela ne se fait pas toujours sans résistance première), valeurs qui se trouvent être au fondement de la culture juive millénaire, en dépit des idées reçues.

Et le kibboutz depuis 100 ans maintenant ne cesse de se ré-inventer et le kibboutz urbain depuis 30 ans ne cesse de se développer. Le mode de vie associatif du kibboutz co-existe à bien d’autres réalités israéliennes porteuses de valeurs semblables dont ne parlent étonnement quasiment jamais les médias français, en dépit de leur aspect socio-culturel souvent novateur et humainement encourageant.

Nous espérons que notre initiative associative participera au travail de ré-information nécessaire en ce qui concerne la réalité du vécu israélien, en l’occurrence kibboutzique et des valeurs juives qui s’y actualisent.

En outre, comme le dit Claude Berger, le kibboutz, qu’il soit urbain ou non, plonge ses racines philosophiques chez des auteurs universalistes qui, à l’instar de Marx, Moses Hess ou Kropotkine « entendaient opposer l’association des travailleurs entre eux à la logique marchande inhérente au système du salariat. En effet, le système du salariat est construit sur le fait que des individus désolidarisés les uns vis-à-vis des autres, vendent leur force de travail sur un marché concurrentiel du même nom. De là, la transformation du travail en marchandises.

C’est contre un tel processus que le kibboutz trouve sa raison d’être universelle : il s’agit par le Kibboutz de recréer des liens de solidarité, d’échange et de communication, en dehors du lieu de travail et de soumettre la production aux communautés ainsi créées, et non l’inverse, c’est-à-dire la soumission des consommateurs aux produits marchands motivés par la seule règle du profit. »

Le kibboutz est donc, autant susceptible d’intéresser tout le monde qu’il est ouvert à tout le monde !

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