Le « Kibboutz de Paris », une association qui promeut le mode de vie kibboutzique

Pourquoi l’association « Le Kibboutz de Paris » a-t-elle choisi de promouvoir le mode de vie kibboutzique, depuis la France ?

 

70 ans après sa création, Israël appartient aux 35 pays les plus riches du monde. Une compétence particulière à l’innovation a propulsé cette « start-up nation » au beau milieu du classement des pays de l’OCDE. Qu’il s’agisse des sciences, de l’économie, de l’art etc. Israël étonne par sa vitalité.

Shimon Peres expliquait cette créativité en mettant en avant combien les israéliens « n’avaient pas le choix », c’est à dire, combien l’innovation relevait pour eux d’un impératif. Elle était leur seule chance de survie face à l’adversité depuis la création de l’État. La culture juive, pour Shimon Peres, se trouve également à l’origine de cette compétence israélienne puisqu’elle favorise depuis des millénaires l’expression de la diversité.

Se dépasser sans relâche, cependant, ne se fait pas sans prix à payer. Soucieux de ne pas entacher  la réputation du pays déjà bien mise à mal en France tout particulièrement – la critique d’Israël se confondant de nos jours à sa détestation et sa détestation étant trop souvent utilisée comme ciment socio-culturel au sein des nations -, nous pourrions choisir de passer sous silence les deux conséquences regrettables de cette culture israélienne « en surrégime ». Au risque de prêter momentanément le flanc à nos détracteurs, faire état de ces problématiques s’impose si l’on veut espérer en sortir. Ce faisant, nous couperons de surcroît l’herbe sous le pied pour le moins en cette affaire à nos inconditionnels détracteurs. Rappelons également combien le destin d’Israël, comme le soulignait David Ben Gourion, dépend en premier lieu de sa force et de sa rectitude. Ceci étant précisé, nous pouvons maintenant poser la question dérangeante : quelles sont donc ces regrettables réalités sur lesquelles nous refusons de faire l’impasse ?

  • Trop de citoyens israéliens peinent à vivre dans un collectif d’élites. 1,8 million d’israéliens dont 842000 enfants vivent en dessous du seuil de la pauvreté[1]et dans les pays de l’OCDE, Israël est loin de faire partie des pays les mieux cotés en matière d’égalité des revenus[2].
  • Le « chacun pour soi » au plan économique avec ses retombées sociales[3]- dont une criminalité alarmante[4]qui ne peut totalement être déconnectée de la problématique socio-économique – font désormais contraste avec l’histoire ancienne et encore récente d’Israël, une histoire emprunte des valeurs humanistes propres à sa culture traditionnelle.

Cette situation qui perdure plonge, depuis bien des années maintenant, bon nombre d’israéliens et Juifs de diaspora qui se sentent concernés et responsables au regard d’Israël, dans un sentiment d’impuissance. Certains cependant, face à l’écueil, ont réussi à reprendre en main les choses d’une manière originale : ils réinventent le kibboutz. Cette modalité d’existence qui semblait en déclin redevient depuis quelques années un mode de vie prisé en Israël, porteur d’espoir au plan socio-économique. Plus encore, il se révèle innovant au regard des défis écologiques posés par la modernité, au plan de l’écologie générale[5]comme de l’écologie humaine[6].

Là encore, pouvons-nous penser qu’Israël se révèle innovant, force de proposition, porteur d’un modèle sociopolitique à soutenir, faire connaître et exporter ?

L’association « Le Kibboutz de Paris » répond par l’affirmative à cette question et s’investit en conséquence à promouvoir le mode de vie ou plutôt, « les modes de vie » proposés par le kibboutz de nos jours.

Qu’en est-il de ces modes de vie ? Un peu d’histoire pour les appréhender…

Le « kibboutz » est un terme en hébreu qui veut dire « rassemblement ». Le kibboutz, à l’origine[7], est une implantation agricole basée sur la collectivisation de ses ressources économiques et de ses moyens de production. Influencés par leur transmission juive consciente et inconsciente, des esséniens[8]aux penseurs juifs universalistes des derniers siècles[9], ainsi que par un courant particulier de la pensée anarchiste du début XXe[10], les premiers kibboutzniks originaires d’Europe de l’Est adoptèrent la devise anarchiste : « À chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ». Abolissant la propriété privée et instaurant un système rotatif de travail, les idéaux de solidarité et d’égalité qualitative n’étaient pourtant pas les seuls à motiver les premiers kibboutzniks à s’implanter dans le territoire de la Palestine ottomane au début du XXesiècle. Très imprégnés du sionisme politique prôné par l’écrivain austro-hongrois Theodor Herzl, leur objectif était également de bâtir un foyer pour le nouveau Juif dans la terre d’Israël. A la fois sionistes et libertaires, l’ethos pionnier des kibboutzniks constituait une partie fondamentale de leur identité. Possédant un grand esprit de sacrifice et ayant contribué à la défense ainsi qu’à la croissance économique d’Israël, les kibboutzniks jouissaient dans les années 60 et 70 du fruit de leur réalisation ainsi que d’un fort prestige auprès de la majorité de la population israélienne. Cette période prospère est désormais révolue.

En effet, 90% des 270 kibboutz[11]qui se trouvent aujourd’hui sur le territoire israélien sont désormais économiquement privatisés à différents degrés. Dans la majeure partie des kibboutz, le système de rotation du travail a été aboli et des comités d’experts ont remplacé l’assemblée générale communautaire. Les kibboutzniks y perçoivent un salaire qui leur permet de s’offrir des maisons privatives entourées de clôtures et bien des kibboutz aujourd’hui ressemblent plus à des gated communities[12]qu’aux villages collectivistes d’autrefois.

En parallèle à cette mutation, dès la fin des années 70 et durant les années 80, émergent en Israël les premiers « kibboutz urbains ». Certains membres de kibboutz « classiques » (villages collectivistes agricoles) réalisent qu’ils ne vivent plus en accord avec les principes de l’anarcho-sionisme. Ils regrettent que leur kibboutz se trouve concerné principalement par le seul bien-être de sa communauté, sans prise en compte de la société environnante. Ces enfants et petits-enfants de pionniers décident alors de quitter leur kibboutz afin d’ériger leurs propres communautés en milieu urbain. Ayant pour objectif commun de réduire la pauvreté et la criminalité auprès des populations laissées-pour-compte mais également d’améliorer les relations entre Juifs et Arabes par le biais de projets socioculturels ciblés, ces kibboutniks d’un genre nouveau tâchent de revitaliser les deux concepts qui se trouvent à la base idéologique du mouvement kibboutzique originel, à savoir celui de shitouf(mise en commun) et de mesimah(activisme social et promotion du sionisme et de la culture juive). Aujourd’hui fort de près de 230 implantations réparties dans la plupart des villes israéliennes, ce mouvement pionnier réinvente les communautés anarcho-sionistes originelles en faisant face aux défis socioculturels contemporains présents en milieu urbain.

Si les membres des premiers kibboutz implantés en milieu urbain dans les années 70 et 80 avaient grandi dans les kibboutz classiques, il en est aujourd’hui tout autrement pour la plupart des kibboutzniks composant le mouvement. Ces derniers ont grandi dans les villes et sont des membres très actifs au sein de différents mouvements de jeunesse sionistes nés, pour nombre d’entre eux, à l’aube du XXesiècle en Europe de l’Est. Si tous les membres de ces différents mouvements partagent un attachement à la culture, à la langue et à l’histoire du peuple juif, leur rapport à la religion est différent, ainsi que leur approche éducative, ayant pour objectif de transformer la société dans laquelle ils sont implantés. Par conséquent, si certains de ces mouvements de jeunesse tels que Bnei Akivaou Noar Masortise définissent comme religieux et socialement conservateurs, d’autres comme HaMahanot HaOlim, Hanoar Haoved Vehalomedou Hashomer Hatzairse présentent comme laïques et attachés aux valeurs socialistes (Russell, Hanneman et Getz 2013). Organisant des activités extrascolaires, des colonies de vacances mais également des séances de réflexion autour du concept de « sionisme », les membres de ces mouvements mènent des projets socio-éducatifs auprès de jeunes juifs et sont profondément attachés au concept de tikkoun olam(« réparation du monde »), issu de la religion et de la philosophie juives[13]. Considérant que c’est en milieu urbain que s’actualisent les principaux défis socioculturels auxquels la société israélienne contemporaine doit faire face, l’implantation de communautés au sein des villes est, pour les kibboutzniks et les mouvements de jeunesse qu’ils représentent, la condition sine qua non pour « réparer le monde ».

Le kibboutz urbain restructure ainsi la composition sociale et spatiale héritée des kibboutz classiques tout en déclenchant un processus de fragmentation socio-spatial. En effet, les caractéristiques spatiales présentes en milieu urbain ont permis à ces « kibboutzniks-éducateurs » – ainsi se définissent-ils – de s’éloigner du modèle d’implantation classique basé sur une centralité territoriale ainsi que sur une claire délimitation du périmètre kibboutzique par le biais de clôtures. Parallèlement, ces kibboutz se « jumellent » avec d’autres, répartis dans l’ensemble du pays, se déclarant, en dépit des distances, appartenant à un même kibboutz. La configuration spatiale de ces nouvelles communautés semble refléter les idées et les objectifs de leurs membres : ces pionniers voulant atteindre le tikkoun olam, la « réparation du monde », ils tissent un maillage de communautés aussi étoffé que possible sur l’ensemble du territoire pour pouvoir le transformer.

Ce maillage de communautés, l’association « Le kibboutz de Paris » souhaite l’élargir à l’international, afin de promouvoir ce mode de vie innovant et son éthique.

Dans cette optique, «Le Kibboutz de Paris » soutient Clara Quintilla-Pinol qui vient d’engager une thèse de doctorat en anthropologie sociale et ethnologie sur le kibboutz urbain[14]. Sa thèse, qui sera publiée en français et en anglais, constituera un outil précieux de communication au regard de ce mouvement socio-politique. Elle permettra :

  • de faire connaître davantage en Israël et hors d’Israël le mode de vie innovant que propose le kibboutz urbain
  • d’interroger avec une rigueur scientifique la pertinence socio-politique de ce mode de vie éventuellement exportable.

L’association « Le Kibboutz de Paris », pour sa part, exporte et met en œuvre dès à présent en France le modèle de vie proposé en Israël par le kibboutz urbain ainsi que des éléments toujours pertinents à son sens du kibboutz classique tel que, à titre d’exemple, le rapport entretenu de l’Homme à un travail de la terre, à la nature (cf. Site de l’association, rubrique : « le kibboutz rurbain »)

 En consultant le site de l’association, vous pouvez prendre connaissance des actions du kibboutz de Paris aux plans du shitouf (mise en commun) et de mesimah (activisme social, promotion du sionisme et de la culture juive). Celles-ci se déploient autour :

Ainsi faisant, le Kibboutz de Paris offre une possibilité de maillage international aux kibboutz israéliens classiques et urbains. Cette circulation de l’expérience à l’international ne pourra être que riche de partage. Elle se veut porteuse, tant en Israël qu’hors d’Israël, pour les Juifs et non Juifs qui prendront part à l’aventure.

Le partenariat établi entre Le Kibboutz de Paris et la Fédération des Juifs Noirs confirme l’optique des actions présentées ci-avant puisqu’il débute sur un projet d’aide (dons de siddourim, de livres d’étude, de vêtements etc.), d’exportation et adaptation du modèle kibboutzique classique et urbain en Afrique, au profit de communautés juives africaines.

Léa Ghidalia-Schwartz

Présidente de l’association « Le kibboutz de Paris »

 Clara Quintilla-Pinol

Doctorante

Membre de l’association

[1]Chiffres diffusés en décembre 2017 par « The Times of Israël », produits par l’Institut national d’assurance : https://fr.timesofisrael.com/18-million-disraeliens-dont-842-000-enfants-sous-le-seuil-de-pauvrete-rapport/

[2]https://data.oecd.org/fr/inequality/inegalite-de-revenu.htm

[3]A titre d’exemple en matière de désolidarisation, citons :

–  Une problématique en Israël persiste autour de l’alyah, dans un pays qui se revendique comme étant « une terre d’accueil pour tous les Juifs ». En 1929, Ruppin comme son collègue Sheinkin répondait aux courriers des candidats à l’alyah, qui fuyaient pour la plupart les persécutions en Europe centrale, en insistant sur  la nécessité pour ceux-ci de disposer de moyens financiers suffisants sans lesquels ils n’auraient « aucun espoir de survie » en Palestine. Le pays, pour ces deux hommes,  était alors trop pauvre pour absorber une population dépourvue. Il ne pouvait être un pays refuge pour les populations persécutées. Il apparaissait alors des statistiques tenues par le bureau sionistes de Jaffa que 61% des réponses étaient des conseils d’abandon, pour 18% des cas, des recommandations aux volontaires de venir se rendre compte sur place des capacités du pays et seulement pour 21% des demandes, des incitations à venir s’installer en Palestine ( « Les Terres promises avant Israël » Ed : IMAGO, 2017, P :55). En 2018, les choses en la matière semblent similaires. Netanyahou incite les Juifs de France qu’il considère en danger à monter en Israël. Ceci étant, Meyer Habib (dirigeant d’entreprise, responsable associatif, homme politique franc-israélien et fervent militant de la communauté juive autant que pour la défense et la promotion d’Israël) met en garde :« Je dis aux Juifs français : Soit Israël reconnaît pleinement vos diplômes et vous permet de travailler après un stage de peut-être deux ou trois mois, pour apprendre la langue, soit vous ne devriez pas venir. Parce que ça va être une catastrophe ».

En 2015 déjà, Meyer Habib avait déclaréau Times of Israël que « les élites professionnelles en Israël plaçaient des obstacles sur le chemin de la réforme, car ils craignent un afflux de professionnels français qui conduirait à une baisse des salaires pour les Israéliens ». https://fr.timesofisrael.com/meyer-habib-acceptez-nos-diplomes-ou-je-mopposerai-a-limmigration-en-israel/

Il est à noter que la problématique actuelle pour les candidats à l’alyah n’est plus la pauvreté du pays mais le protectionnisme de ses habitants.

Ce protectionnisme ou replis sur l’intérêt individuel ne sévit pas en Israël au plan socio-économique qu’en ce qui concerne l’accueil des émigrants juifs. Jacques Bendelac, docteur en économie, chercheur en sciences sociales à Jérusalem, spécialiste reconnu de l’Israël contemporain et des relations israélo-palestiniennes, s’exprime à ce sujet :

« Les valeurs – en Israël – ont profondément changé en soixante-dix ans. Nous sommes passés d’une société socialiste, solidaire, à une société plus individualiste et matérialiste, portée sur le virtuel. »

Tom Shoval, en 2013, met en scène avec talent la problématique socio-économique moderne de son pays dans son film « The youth ».

« Deux grands ados habitent avec leurs parents dans un appartement de la banlieue de Tel-Aviv : endettée, la famille est menacée d’expulsion. Il faut trouver une solution, et vite. Les frères, deux anti­héros désespérément bêtes, ne trouvent rien de mieux à faire que de kidnapper une jeune fille riche. Mais, au moment de réclamer la rançon, ils réalisent que les interdictions du shabbat — ne pas répondre au téléphone, par exemple — vont leur poser problème…

Youth aurait pu n’être qu’une méchante farce sur des Pieds Nickelés et la poule aux oeufs d’or. Mais ce premier film, tendu, poisseux, brosse en fait le tableau très sombre d’une génération de nouveaux pauvres dans un pays violent. L’éternel conflit entre Israël et la Palestine a beau rester hors champ, il reste présent sous forme d’allusions disséminées au fil du récit — l’uniforme et l’arme de l’aîné qui fait son service militaire, la question paniquée de la jeune victime à ses ravisseurs : « Vous êtes arabes ? »… Mais, pour ces deux frères sans avenir, la guerre s’est déplacée sur un autre terrain. Dans cette société profondément inégalitaire, ils se sentent comme les soldats d’une nouvelle lutte des classes où tous les coups sont permis, même les plus bas. » — Mathilde Blottière. Télérama.

https://www.telerama.fr/cinema/films/youth,489010.php

[4]Pour en savoir plus, se référer à : http://www.slate.fr/story/67271/crime-organise-israel-mafia-juive  http://frblogs.timesofisrael.com/la-criminalite-organisee-en-israel/

[5]L’écologie, au sens premier du terme, est une science dont l’objet est l’étude des interactions des êtres vivants (la biodiversité) avec leur environnement et entre eux au sein de cet environnement (l’ensemble étant désigné par le terme « écosystème »). Par extension, l’écologie désigne également un mouvement de pensée (l’écologisme ou écologie politique) qui s’incarne dans divers courants dont l’objectif commun est d’intégrer les enjeux environnementaux à l’organisation sociale, économique et politique. Il s’agit à terme de mettre en place un nouveau modèle de développement basé sur une transformation radicale du rapport activité humaine/environnement.
[6]L’Écologie humaine : le courant pour une écologie humaine fait le pari qu’une révolution de la bienveillance est possible pour changer la société. La crise ébranle les certitudes sociales, politiques, économiques, et engendre une inquiétude majeure. En effet, jusqu’à ce jour, aucune structure politique existante, aucun leader providentiel ne propose de solution propre à agir sur tous ces leviers à la fois. Le kibboutz peut cependant être considéré comme une proposition à même de répondre à cette urgence.
L’urgence de construire le long terme devient une évidence. Avec le Courant pour une Ecologie Humaine, chacun y est invité, chacun peut s’y engager.

[7]Le premier kibboutz, Degania, a été créé en Israël en 1910.
[8]Philon d’Alexandrie du premier siècle, témoigne dans ses écrits (extrait relatif à la vie des Esséniens):« Il n’y a aucune maison qui soit la propriété de personne, aucune qui ne soit, en fait, la maison de tous… il n’y a qu’une seule caisse pour tous ; les dépenses sont communes… tout ce qu’ils reçoivent comme salaire pour leur journée de travail, ils ne le gardent pas pour eux mais ils le déposent devant tous… quant aux malades, on ne les néglige pas sous prétexte qu’ils ne peuvent produire… »
[9]Nous pensons entre autres à Moses Hess, qui reprochait à Karl Marx à la fois son antisémitisme et son abandon de l’idéal communautaire, à Michael Walzer, opposant l’universalisme abstrait de la gauche à l’universel de la révélation sinaïque, en passant par Paul Lafargue, critiquant le travaillisme au nom de l’idéal chabbatique, ou Ernst Bloch, dont le Principe Espérance consistait à nourrir de messianisme juif l’utilitarisme trop appuyé des penseurs de gauche.
[10]Cf. « Le mouvement des kibboutz et l’anarchie. Une révolution vivante. »James Horrox. Editions de l’éclat. 2017.

[11]A l’instar de Philippe Bouin, traducteur de « A living revolution. Anarchism in the kibbutz Movement » James Horrox Oakland CA, AK Press, 2009 (« Le mouvement des kibboutz et l’anarchie. Une révolution vivante. »James Horrox. Traduit de l’anglais par P. Bouin. Editions de l’éclat. 2017, nous n’utilisons pas le pluriel hébreu « kibboutzim » mais le groupe nominal « des kibboutz » dans un souci de retranscription simple et afin d’en permettre la lecture au plus près de leur prononciation.

[12]La gated community (pluriel : les gated communities) est un quartier homogène socialement, généralement habité par des populations aisées, clos, et accessible par un nombre minimal d’entrées gardées par un personnel privé. La clôture peut être matérialisée par un mur, un grillage, un terrain de golf, ou encore un plan d’eau. Pour limiter les entrées et les sorties des habitants, des services privés peuvent leur être proposés à l’intérieur de l’enclave résidentielle : écoles, centres de soins, poste de sécurité, clubs de loisirs etc.
[13]   En l’occurrence, le tikkoun olamest l’un des concepts centraux du Zohar (Livre de la Splendeur), qui est l’œuvre maîtresse de la Kabbale.

[14]Thèse de Clara Quintilla Pinol. Directrice de recherche : Mme Tassadit Yacine. Formation doctorale d’inscription : Anthropologie sociale et ethnologie. Ce projet de thèse a été présenté au conseil pédagogique en charge de la formation doctorale à l’EHESS et il a été approuvé.

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