On a pu constater ces dernières années une vague de suicides dans telle ou telle entreprise publique tout comme on constate une nette augmentation de l’usage d’antidépresseurs absorbés par les salariés.

Le travail salarié est une forme d’esclavage moderne. L’oppression qu’il exerce  ne se manifeste que par ses effets : dépression, suicide, mal-être.

ll conjugue deux processus : une extorsion de temps de travail non payé et de même une extorsion de pouvoir social qui file vers la hiérarchie du travail ou vers la classe politique.

« Le destin de l’homme est-il celui d’un mercenaire qui court après son salaire ?» est-il écrit dans Job. Le fait de se vendre sur un marché et de façonner un CV correspondant en est l’illustration.

Contraint de subvenir à ses besoins, le salarié y va de lui-même contrairement à l’esclave ou au serf : l’oppression y est intériorisée. Plus besoin de police pour aller au travail.

Le kibboutz urbain ouvre des perspectives libératoires au plan de l’investissement des individus dans leurs tâches quotidiennes pour subsister.

Il ne s’agit plus de « s’en sortir » mais de « vivre ». Vivre est un art à cultiver. D’où cette priorité que le Kibboutz urbain donne au partage, à l’entraide, aux liens sociaux-culturels créatifs.

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